DÉCLARATION LIMINAIRE CGT CHSCT DPMP DU VENDREDI 03 DÉCEMBRE 2021

 

La mise en place de la Police Municipale Parisienne se compose essentiellement d’ASP, ISVP dont la moyenne d’âge est supérieure à 50 ans (y compris au sein de la sous-direction avec le corps AAS). Une Police Municipale au rabais dont les primes de risques liés au mot « Police » n’ont pas été négociées selon le droit commun.

La perte d’une grande partie des acquis liés à la réduction du temps de travail en 2001 est la conséquence d’une volonté municipale parisienne de « tuer à petits feux » toutes les professions opérationnelles existantes qui composent la DPMP. La loi sur la transformation de la fonction publique n’interdit pas d’augmenter les sujétions, afin de protéger ses personnels.

Les cycles de travail imposés aux organisations syndicales, malgré la mise en place de réunions bilatérales, n’auront permis aucune concertation … Un bel exemple du manque de dialogue social.

La disparition des cycles existants, l’augmentation du temps de travail, la diminution de la pause méridienne et la suppression du délai de route, la diminution des repos compensateurs, les pauses de 10 minutes par heure de travail supprimées chez les « AAS Jardins » alors que paradoxalement les différents corps qui composent la DPMP vieillissent et qu’il serait bienveillant de l’étendre à l’ensemble des agents opérationnels, la note de service DPMP (qui sera présentée au CT de direction le 10 décembre 2021) qui vise dans son élaboration à détruire d’avantage les acquis, sont autant de facteurs aggravants qui auront des conséquences sur la santé physique et mentale des personnels et dont la responsabilité reviendra à la médecine préventive et l’ensemble des acteurs décisionnaires.

Concernant le sous-effectif chronique du corps des AAS « Parcs et Jardins » ou « Médiateurs », la crise sanitaire a accentué les ASA, les arrêts maladies, les congés et a profondément fragilisé les Brigades en matière d’accomplissement des tâches et missions demandées, notamment lorsque les ISVP étaient en formation … Les tâches des AAS ont triplées (un agent travaillant comme trois jusqu’à l’épuisement) … C’est inadmissible !

Pendant toute l’année 2021, les AAS ont assuré les mission liés à la protection, la prévention et la sécurisation (dans le cadre de la crise sanitaire) mais également depuis le déconfinement, avec notamment les distanciation sur les terrasses éphémères, le port du masque obligatoire, les fermetures de sites, les dépôts et l’insalubrité, la sécurisation des activités liées aux saisons estivales dans les Parcs et jardins, la nuit de solidarité, les nuisance sonores pendant les chaleurs caniculaires de nuit, etc.

Les responsables de brigade ont compensés le travail des TTPS, dont le service STP est en sous-effectif dans certaines circonscriptions. Sans compter ceux partie en formation pour la PM. Les AAS ont même fait le travail de la CCLCI (un service absent sur le terrain et qui s’appuie notamment sur le corps des AAS).

Le corps des AAS a soutenu l’administration lors de la création de la PM, il est donc urgent de doubler l’effectif du Corps AAS.

J’adhère à la CGT